1924 : A Lifetime of Hopes and Regrets

Mis à jour : 28 déc 2018


La vie à Londres n’était pas simple pour Bunny Bones.

Sa famille était faite d’artistes et de labeur dans les théâtres et sur les planches des plus grandes scènes du pays. Un cadre de rêve pour celle qui avait toujours des idées hors du commun, qui pensait toujours à rebrousse-poil et dont les oreilles savaient entendre ce que le monde attend d’elle. Mais la beauté de la création et la joie de vivre de l’artiste débutant avaient depuis longtemps laissé place à la répétitivité et à la monotonie, laissant cette famille aigrie à force d’avoir à se produire sur scène chaque soir malgré tous les problèmes que celle-ci rencontrait.

Les visages étaient masqués par des sourires chaleureux et expressifs sur scène mais en coulisse le froid n’avait d’égal que la température hivernale londonienne.

Les parents de Bunny

La passion n’était plus au rendez-vous depuis longtemps dans la famille et le travail s’était invité dès le plus jeune âge de la belle lapine, lui imposant une rigueur et une force de caractère très rare pour son époque. Serveuse, danseuse, chanteuse, touche-à-tout, Bunny s’essayait à tout ce qui pouvait l’entourer en attendant le déclic, l’opportunité de se révéler, le jour où elle pourrait enfin devenir plus qu’une actrice, plus qu’une danseuse, plus que n’importe qui d’autre, elle voulait traverser l’histoire et pouvoir se retourner en souriant quand viendra l’heure de saluer son public une dernière fois.

Le Wilton's

Elle travaillait alors, seule, sans attendre d’aide de la part de quiconque son plus gros atout : sa capacité à créer. Sa capacité à mettre en scène, sa capacité à réunir les meilleurs et à imaginer des spectacles dont elle pouvait assumer chaque rôle, remplacer chaque acteur et chaque instrument afin d’être prête pour n’importe quelle éventualité lors du show.

Malheureusement pour la lapine le public n’était pas réceptif à ses spectacles, trop “originaux”, trop violents, ... Elle avait l’impression que son audience ne voulait qu’une chose c’est se perdre toujours les mêmes codes, les mêmes histoires et tragédies remaniées sans originalité... il manquait la recherche, l’envie de se surpasser et d’explorer de nouveaux territoires...



La danse lui plaisait. La musique lui plaisait. Mais il manquait une étincelle, une flamme, un espoir brûlant qui lui aurait permis un jour de pouvoir être satisfaite de ses efforts. Bunny est décédée le lundi 31 mars 1975.

© 2018 by Bunny Bones. All rights reserved by Dead Bones Bunny.

Contact : deadbonesbunny@gmail.com

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